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Effets anti-inflammatoires des statines
Les statines diminuent l’expression des molécules HLA de classe II par la
cellule endothéliale, réduisant par là les possibilités d’activation
endothéliale, un événement très précoce dans l’athérome en particulier mais
aussi dans de nombreuses affections à composante « vasculaire ». Ainsi dans les
maladies « auto immunes » on observe une hyper expression des HLA de classe II,
en réponse à l’activation des cellules endothéliales par les immuns complexes
circulants et les cytokines pro inflammatoires. Cette activation persistante
pourrait expliquer le risque athéromateux important noté aux cours de maladies
comme la PR ou encore le lupus érythémateux.
Dans les modèles animaux, les statines provoquent aussi un changement de la
réponse immune, transformant une réponse TH1 dite « pro inflammatoire » en une
réponse TH2 dite « protectrice » . Ceci a été observé en particulier dans les
modèles murins d’encéphalomyélite allergique et d’arthrite au collagène. Une
réduction des populations T à mémoire est aussi notée. Enfin les statines
seraient responsables d’une baisse d’expression endothéliale de CD40 réduisant
d’autant la coopération entre endothélium et lymphocytes T.
Les statines jouent également sur la prolifération cellulaire en réduisant la
prolifération lymphocytaire T, en inhibant les voies d’activation de NFkB, en
inhibant Bcl2 et en activant l’activité des caspases 3 et 9, ce qui majore l’apoptose
lymphocytaire.
Une part importante de l’activité anti-inflammatoire des statines s’exerce via
un blocage de la migration cellulaire : ainsi elles inhibent la production des
chemokines attractantes (MCP 1, IL8 et RANTES) et bloquent l’expression des
molécules d’adhésion telles les sélectines, LFA1, VCAM1 et ICAM1.
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