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La grippe aviaire (ou grippe du poulet ou influenza aviaire)

Les virus influenza responsables de la grippe sont classés en différents types : A, B et C. Les plus fréquents, les virus Influenza A sont classés en 15 sous-types H et neuf sous type N. Chez les oiseaux, les infections par des sous types H5 et H7 sont particulièrement pathogènes, avec des mortalités de l’ordre de 90 à 100 %. Cette infection peut toucher presque toutes les espèces d’oiseaux, sauvages ou domestiques. Le virus se transmet entre animaux essentiellement par contamination aérienne (secrétions respiratoires) soit par contact direct, notamment avec les sécrétions respiratoires et les matières fécales des animaux malades, soit de façon indirecte par l’exposition à des matières contaminées (via la nourriture, l’eau, du matériel et des vêtements contaminés). Les oiseaux sauvages sont plus souvent des porteurs de souches de virus sans pour autant ne présenter aucun symptôme. Le virus de la grippe aviaire de type A (H5/N1) peut se transmettre de l’animal à l’homme

La grippe aviaire est une maladie animale. Cependant, dans quelques cas répertoriés par l'Organisation mondiale de la Santé, le virus de la grippe aviaire a pu se transmettre à l'homme par le biais des sécrétions respiratoires des animaux infectés, leurs déjections ou les plumes et les poussières souillées. Seules les personnes qui ont des contacts étroits, prolongés et répétés avec des animaux malades sont exposées à une contamination par le virus aviaire A(H5N1). A ce jour, les personnes ayant contractées ce virus sont toutes localisées en Asie du Sud-Est et la maladie n'est pas transmissible d'homme à homme (pas de contamination inter-humaine). Le risque de survenue éventuelle d'une pandémie grippale chez l'homme est lié à l'augmentation de la circulation du virus aviaire A(H5N1) rendant plus probable l'émergence d'un nouveau virus grippal "humanisé".

Traitement :

  1. Inhibiteurs de la protéine M2 (amantadine, rimantadine): ils empêchent le virus de se multiplier dans la cellule infectée. Ils ne sont actifs que contre le virus A. La majorité des virus A (H5N1) qui circulent actuellement en Asie sont naturellement résistants à ces antiviraux.

  2. Inhibiteurs de la neuraminidase : ils empêchent les virus de se libérer à partir de la cellule infectée : oseltamivir (Tamiflu ), zanamivir (Relenza ).

    Des phénomènes de résistance à ces 2 antiviraux semblent inéluctables. Leur délai d’apparition serait probablement plus rapide en cas de mauvaise utilisation de ces produits (prescription inappropriée, mauvaise observance, mésusage).

    NB : Des souches virales, portant des mutations spécifiques sur le gène de la neuraminidase sont connues et présentent des résistances plus ou moins élevées aux antiviraux, notamment la mutation H274Y qui rend résistant, in vitro, à l’oseltamivir (Nature, oct. 2005).

     

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